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![]() ![]() HISTOIRE DE ZARZIS
![]() Epoque Préhistorique La région de Zarzis fut peuplée depuis une haute époque. De nombreux documents témoignent de la présence humaine en particulier sur les rives de la Sebkha El MELAH au sud de Zarzis. Parmi ces documents, les géologues ainsi que les préhistoriens ont pu identifier les armatures des flèches, des microlithes géométriques…Ces outils caractérisent la période du néolithique, qui s'étend entre 3000 et 2000 avant JC. Epoque phénicienne ou les origines de Zarzis (Gergis) D'après les sources antiques, la cote sur laquelle s'élevaient le site et le port de GERGIS avait attiré de bonne heure les phéniciens. Ceux-ci fondèrent de nombreuses " villes comptoirs " sur les rivages sur la petite SYRTE, qui s'étend de Gabès jusqu'au cap de MISRATA en Libye. Parmi ces villes, citons en particulier GEKTHIS (Boughrara) et GERGIS (Zarzis). Ses fondations auraient été conçues pour servir le commerce et garantir aux navires phéniciens qui sillonnaient la Méditerranée des abris surs. La plupart de ces villes comptoirs se transformèrent peu après en colonies. Tout porte à croire donc que les origines de Gergis, comme celles des autres Emporia de la petite SYRTE, sont phéniciennes. Epoque Punique Elle commence dès le IXème siècle avant JC, date de la fondation de Carthage par les Phéniciens. La colonie de Carthage impose progressivement son hégémonie à l'ensemble des colonies phéniciennes de Méditerranée occidentale…son empire fut vaste.Il se composait de riches colonies en Sicile, en Sardaigne… et sur les cotes de l'Afrique du Nord de Leptis Magna (en Libye) à l'est jusqu'à Lixus (au Maroc) à l'ouest. Dans la presqu'île de Zarzis, des vestiges de la civilisation punique ont été repérés à Jdaria à Chammakh et à Henchir Ziane. Il s'agit le plus souvent de nécropole ou de sanctuaires. Epoque Romaine Au printemps 146 avant JC, quand Carthage était rasé, Rome décida de s'approprier le domaine du vaste empire carthaginois. Elle commença par prendre possession des terrains fertiles parmi ceux-ci, la presqu'île de Zarzis qui possède une position stratégique importante. Vu son importance, cette région abonde de sites et monuments archéologiques. Les sources antiques ont parlé souvent du municipe de ZITHA du pont ZITHA (chaussé romaine) du PRAESIDIUM (El Bibane)… mais ZITHA fut certainement le site le plus connu dans son historiographie antique. D'autres ruines ont été repérées dans la région, mais beaucoup sont indistinctes en raison de la nature des matériaux (gré, calcaire tendre et friable). Sur le plan administratif, à cette époque, Zarzis appartenait à la province d'Afrique proconsulaire, qui englobe aujourd'hui le secteur nord ouest de la Libye, la Tunisie et le Constantinois algérien. A la fin du III ème siècle après JC, après le morcellement de cette province, la région de Zarzis fit partie de la province de Tripolitaine, qui englobait le sud entre le Jérid et le fond de la grande Syrte. A l'époque romaine, ZITHA était le centre d'une importante colonisation antique. Sa position sur la grande voie de Carthage à Lebda (Lesptis Magna) lui a permis une rapide expansion. La prospérité de ce site fut longue. C'est sous le règne de l'empereur CARACALLA (212-217), fils de SEPTIME SEVERE (originaire de Lebda), que la route qui unissait Zitha et Leptis Magna subit une réflexion importante. Quelques années plus tard, sous Constantin (306-337), on enregistre une nouvelle réparation. Ces travaux témoignent de la vitalité de ZITHA et de son importance, en particulier sur le plan économique. Les monuments de ZITHA sont importants. Ils sont en majorité ensevelis. Parmi eux, nous citons :
Epoque Byzantine Gergis été plusieurs fois évoquée dans l'historiographie byzantine. Au sud de la ville actuelle (à Sidi Bouteffaha ), les auteurs ont pu identifier un Boy et un Havre Epoque Arabo-Musulmane En 648, l'autorité byzantine s'effondra en Afrique du nord devant les cavaliers arabes venus d'Egypte et leur chef ABDALLAH IBN ABI SAAD défit les armées byzantines à SUFETULA (Sbeïtla). Les Arabes pénétrèrent ainsi au Maghreb qui désignèrent sous le nom d'Ifriqiyya . Au Xieme siècle, comme l'ensemble du pays, Zarzis a subit la grande conquête arabe venue d'Egypte, celle des Beni HILLAL et surtout des Beni SOULEIM dont les DEBBAB constituent l'élément fondamental refoulant ainsi la population berbère dans la montagne et dans l'île de Djerba. Les habitants actuels de ZARZIS ou la légende des ACCARAS Les habitants actuels appelés ACCARAS se sont installés tout récemment dans la région de Zarzis, c.-à-d. vers la fin du XVIème siècle. Ils sont originaux de la SAKIET El HAMRA en Mauritanie qu'ils auraient fuie pour des raisons inconnues. La tribu des ACCARAS s'installa d'abord au sud de l'Algérie puis dans le Sahel tunisien pour reprendre la route vers le sud dans l'intention de regagner la Mecque pour le pèlerinage. Arrivés à MEDENINE, Sidi MAKHLOUF El MAHBOULI et Sidi ALI BEN OBEID se séparent de la caravane pour s'installer définitivement dans la DAKHLA OUERGHEMMA. Sidi KHLIFA ESSAYEH conduit le reste de la tribu vers BEN GUERDANE prochaine étape sur l'itinéraire du pèlerinage. Mais à BEN GUERDANE, Sidi ESSAYEH tombe gravement malade et il meurt. Ces enfants ALI , MHEMMED et SAID décidèrent d'aller à Zarzis, car les conditions étaient défavorables à la poursuite du long voyage de la Mecque. Ils s'adonnèrent à la pêche puisque c'était leur seule débouché pour le commerce à la suite des relations établies avec Djerba.. Les ACCARAS, considérablement augmentés en nombre, prirent possession de ces terres en friche. En quelques années, l'agriculture devint très prospère grâce au labeur et a la persévérance des nouveaux maîtres. En ce temps, le souverain de Tunis Ali Bey dépêcha ses émissaires pour construire une union entre toutes les tribus OUERGHEMMA et les ACCARAS. Ce fut fait et les ACCARAS occupèrent alors les terres qui longent le littoral depuis la sebkha jusqu'à la région de CHOUCHA, laissant l'arrière pays au TOUAZINE. Semi-nomades puis sédentaires, ils menèrent une vie de labeur fructueuse, qui donna à Zarzis cette belle parure verte, une forêt d'olivier qui s'étend à perte de vue. A la veille de l'occupation française, la presqu'île possédait déjà ses oasis, ses jardins et son oliveraie. Le 28 juillet 1881, l'amiral CONRAD à bord d'un croiseur cuirassé accosta à Zarzis. Les troupes françaises débarquèrent et obligèrent les zarzisiens à se soumettre. Ce fut une période pénible et insupportable, caractérisé par l'anarchie, les troubles et l'insécurité. Ce n'est que vers 1887 que l'administration coloniale pu établir son bureau des affaires indigènes qui dépendait du commandement de la région militaire de Gabès. Placés sous un régime militaire, plus de 20000 hectares de terres appartenant aux différentes tribus des ACCARAS ont été donnés à une douzaine de colons français. Malgré ce régime militaire, la population a joué un rôle important dans le mouvement de libération nationale. Economie Zarzis est devenue actuellement l'un des principaux ports de pêches (éponges et poissons). Zarzis qui ne cesse de s'étendre est appelée à jouer un rôle économique croissant avec l'exploitation du gisement de pétrole Ezzaouia et avec l'aménagement du nouveau port commercial. Agriculture : La région de Zarzis est principalement agricole. Elle doit sa vocation à deux facteurs
importants: d'une part un sol fertile et d'autre part l'amour du travail de la terre qui se
manifeste visiblement chez ses habitants. C'est l'arbre béni et c'est également la parure des fellahs, sa rentabilité est incontestable. Cet arbre est un véritable don il est sobre , se suffisant de très peu d'eau pour subsister. La forêt d'oliviers compte actuellement plus de 1.300.000 pieds . Elle offre l'emploi à un très grand nombre d'ouvriers saisonniers. Ella a permis l'implantation d'une importante industrie de transformation dont une quarantaine huileries et deux savonneries qui traitent les résidus d'olive. La palmeraie se développe tout le long du littoral malheureusement les dattes ne sont pas de bonne qualité comme c'est le cas dans les autres oasis du Sud. Elle servent principalement à la nourriture du bétail. L'agriculture prend un nouvel essor grâce à l'introduction des nouveaux moyensd'exploitation. Les surfaces irriguées bénéficient de toute l'attention du gouvernement qui encourage et subventionne un grand nombre de projets de culture sous-serres par l'établissement d'une infrastructure de base susceptible de développer le secteur irrigué. La production agricole se compose comme suit : cultures maraichères : oignon (12 ha), petit pois (9 ha), carotte (8 ha), navet (7 ha), La Pêche : Le littoral de Zarzis est connu pour son poisson de qualité supérieure convoité par les grands restaurateurs de Tunis et de l'Etranger. La flore sous marine est très riche, le planction est abondant et cela attire une faune importante. Mais Zarzis est connue aussi pour ses crevettes royales et pour la pêcherie d'El Bibane où pollulent le loup, la daurade,le rouget,le mérou...la production est importante. Le port abrite une importante flottile de barques à moteur, barques à voiles, quelques thonniers et chalutiers. Il est doté d'une infrastructure convennable dont la fabrique de glace produisant 5 tonnes par jour et 8 chambres froides servant pour le stockage. A proximité du port s'installent les multiples entreprises de traitement et de commercialisation des poissons, crevettes et poulpes congelées, expédiées principalement vers l'Europe et le Japon. Malgré l'importance de la production, celle-ci n'en demeure pas moins modest par rapport aux capacités réelles de la région en matière de pêche. Aussi prévoit-on l'implantation de nouvelles unités d'exploitation afin d'améliorer le rendement à cause de l'expansion rapide de la ville, les exigences du secteur touristique et la demande grandissante en matière de consommation de poisson. L'industrie : Le secteur industriel est varié et mérite bien des égards car la région de Zarzis de par la complexité de son tissu économique et les potentialités offertes est vouée à être un pôle industriel dominant. Durant toute son histoire Zarzis a joué un rôle important dans les échanges commerciaux entre les comptoirs de la petite Syrt. Elle fut également l'un des principaux fournisseur de sel pour l'Europe. Elle est aujourd'hui et elle demeure un important intermédiaire commercial entre la Tunisie et la Lybie. En ce qui concerne l'infrastructure il faut citer tout d'abord le port commercial qui vient d'être construit et dont la capacité dépasse les prévisions. Cette réalisation grandiose est une véritable prouesse. Ce port commercial qui accueille déjà les pétroliers et qui est le premier exportateur d'huile d'olive en Tunisie accueillera bientôt les bateaux de fret et les cars ferries. Sa mise en service sera d'un heureux effet sur l'économie, sur le trafic routier et sur le transport en général. Il apportera une grande satisfaction et les services multiples aux travailleurs immigrés originaires du sud. La zone franche de Zarzis et le nouveau gisement pétrolier laisse présager un avenir prospère. Le secteur du tourisme : Par sa franche pénétration dans la mer la presqu'île de Zarzis jouit d'une douceur de
climat qui n'a de comparable que la région de Kélibia. L'oasis maritime ombrage
l'ensemble du littoral et se déploie en croissant verdoyant pour engendrer toute la
beauté du site et fournir une atmosphère de bien être contagieuse et omniprésente. Ses
plages sablonneuses et quasi désertiques, une mer belle et vive, un beau ciel : rien ne A tous les avantages dont jouit Zarzis, s'ajoute un autre élément et non moins important. Il s'agit certes du caractère généreux des Zarzisiens qui sont accueillants, de contact très faciles, hospitaliers, joviaux, tolérants et bons vivants Source : www.majed.com ![]() ![]() ![]() |
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